Une belle histoire en quelque sorte ! Tout petit déjà …….

Comment résumer en quelques mots une grande passion ?

Au début des années 70, un 33 tour tombe entre mes mains presque par hasard. Et tout à coup, mon petit bout de vie prend un sens.
Je me suis senti attiré, collé à ce rond de vinyle noir que j’écoutais et protégeais comme s’il faisait partie de moi.
A l’école, j’ai voulu parler de cette passion naissante mais j’ai tout de suite compris qu’on se moquait de moi alors je n’en ai parlé à personne durant toute ma scolarité, même pas à mes parents.
Je vivais cet amour de la chanson dans mon garage où j’avais installé mon électrophone et j’écoutais les disques de Serge LAMA que j’achetais en cachette pour ne pas éveiller les soupçons.
C’est alors que le besoin de chanter avec lui naissait. Je recherchais la vérité dans ses mots et plus j’avançais plus je m’en approchais.
Sans le savoir, j’avais mis le doigt sur ce qu’allait être ma vie. Je ressentais ce besoin de chanter. Les bandes sons n’existaient pas alors comme mes parents avaient la bonne idée de me faire prendre des cours de piano, je me risquais à deux mains, un semblant de voix et l’émotion était au rendez vous.
Je progressais dans ma quête de la vérité et cela jusqu’à l’âge de 16 ans où un orchestre qui jouait à la Grande Motte me donna ma chance. J’ai longtemps hésité car jusque-là, je chantais pour moi et uniquement pour moi.
Et voilà que maintenant je partageais cela avec tout un tas de gens que je ne connaissais pas…un Public !!!!!
Depuis ce jour-là, je n’ai jamais arrêté, c’est devenu une drogue, MA drogue.
Je n’ai jamais perdu cette envie de chanter et de partager cet Amour avec des millions de gens. Je peux dire aujourd’hui, à l’âge que j’ai que je suis toujours resté fidèle à l’œuvre de Serge LAMA et ce depuis le début de sa carrière et j’en tire une fierté immense. Finalement je suis devenu Chanteur, avec la différence que c’est le métier qui m’a choisi et non le contraire.
Et si avec les années je m’approche encore de plus en plus de la vérité, je sais que je ne l’atteindrai jamais car l’homme qui m’a ouvert la route restera toujours celui qui m’a tout appris.

Respect Monsieur LAMA.

Alain Sebbah